Alger : Session de formation d’officiers de la DGSN

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Organisée par l’Institut de Genève pour les Droits de l’Homme et le Conseil National des Droits de l’Homme en Algérie et avec l’appui du Ministère des Affaires Etrangères Suisse, la  première session de formation d’officiers de la Direction Générale de la Sureté Nationale sur la police algérienne et les droits de l’homme a débuté ce mardi 26 Juin à Alger.

Cette session de formation de trois jours vise à  renforcer les capacités des officiers de la police algérienne dans le domaine des droits de l’homme et à l’amélioration leurs compétences dans tous les domaines liés aux systèmes internationaux et régionaux des droits de l’homme, et ceux en particulier des Nations Unies. Elle sera animée par les éminents experts en droit et droits de l’homme:

– Ichragh Ben Zein

– Khaled El Majali

– Nizar Abd El Kader

 et des spécialistes du domaine à l’échelle nationale, régionale et internationale qui présenteront tout au long de cette session des exposés sur les Conventions et protocoles fondamentaux dans le domaine des droits de l’homme, les conventions relatives aux droits de l’homme liées à l’action de la police, aux normes internationales d’arrestation et de détention, aux règles internationales sur l’emploi de la force et des armes à feu dans le travail de la police, et aux concepts de la police communautaire et de la sécurité dynamique.

Dans son allocution d’ouverture, la Présidente du Conseil National des Droits de l’Homme Mme Fafa Said Lakhdar Ben Zourougui a déclaré que cette session constitue un espace dans lequel  apparait l’importance qu’accorde le conseil à la police et les droits de l’homme, tout en louant la création d’un bureau chargé des droits de l’homme à la DGDN.  Elle a par la suite rappelé l’importance du mémorandum d’accord signé par le Conseil avec la DGSN pour le renforcement et consolidation des voies de coopération entre les deux parties dans les domaines liés aux droits de l’homme dans le corps de la sureté nationale.

Tout au début de son allocution, le Vice-président de la Section de la Sécurité Humaine au Ministère Suisse des Affaires Etrangères Stephan Rey a loué la profondeur des rapports historiques existants entre l’Algérie et la Suisse avant de préciser que la participation de la Suisse à ce projet exprime son désir de soutenir l’Algérie dans ses efforts visant la promotion des droits de l’homme conformément à ses engagements internationaux. Et d’ajouter : « Nous sommes particulièrement fiers de cette coopération avec le Conseil National des Droits de l’Homme qui a permis la réalisation de ce projet en commun avec la DGSN, et nous souhaitons que cela augure d’un partenariat durable».

Quant au Représentant de la DGSN, le Brigadier Général de la police Ben Alam Ahmed Bay, il a déclaré que cette session constitue une seconde brique qui exprime l’attachement de la DGSN à la promotion et au renforcement des droits de l’homme dans tous les services de la police. Il a ensuite appelé les participants à tirer, pour une plus grande maitrise de leur profession, profit de l’expertise des formateurs de l’Institut des Droits de l’Homme de Genève.

Dans son allocution à l’occasion,  le Président de l’Institut de Genève pour les Droits de l’Homme, M. Mohammad Sharif a exprimé sa gratitude au Ministère Suisse des Affaires Etrangères, qui a soutenu financièrement et moralement ce projet, et fait l’éloge du niveau de coopération entre l’Institut et le Conseil national des Droits de l’Homme.

Mohammad Sharif a également loué l’initiative de la Direction Générale de la Sureté Nationale de l’Algérie, pour avoir donné la priorité à la formation qui s’est concrètement manifesté par le réalisation de cette session, consciente en cela que la police constitue le lien direct entre l’exécutif et le citoyen ; Lien à travers lequel le policier assume la responsabilité principale, directe, morale et religieuse, alors que celle de l’Etat vient après.

Il a ensuite ajouté que le respect des droits de l’homme en Algérie n’est pas uniquement un engagement envers les conventions et instruments internationaux signés par l’Algérie, mais plutôt un une fidélité au sermon fait par les précurseurs de la révolution de libération nationale, donc une responsabilité historique et un dévouement aux principes de la révolution de novembre.

Il a souligné que cette session arrive à un moment où le besoin s’avère urgent aux réformes sociales, économiques et politiques dans tous les pays du monde et particulièrement les états arabes.

M. Sharif a indiqué que les progrès enregistrés dans le domaine des droits de l’homme ne sont pas nécessairement dus à l’absence de violations, mais à la diffusion de la culture des droits de l’homme qui a créé:

– Des citoyens conscients de leurs droits

– Des fonctionnaires engagés dans le domaine des relations humaines et de la bonne conduite.

– Des organisations de la société civile spécialisées dans la dénonciation des dépassements et abus

– Des médiats engagés qui alertent en cas de déclaration de ces excès

– Une justice nationale indépendante capable de rendre des jugements équitables.

Etait présent au démarrage de cette session de formation son Excellence Madame l’Ambassadeur de la Suisse en Algérie Madame Murielle Percy Cohen

Cette session prend fin le 28 juin